1 €uro contre un mur

C'est une collecte citoyenne afin de soutenir la municipalité de Belfast dans l'engagement à détruire les "murs de la paix".

1€uro contre un mur

C'est en même temps un recueil de signatures de soutien qui sera remis à la municipalité de Belfast 28 ans jour pour jour après la chute du mur de Berlin.

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UN €URO CONTRE UN MUR
EN QUELQUES LIGNES

L’origine du projet

Un article dans le quotidien français “La Croix” du 13 mai 2013 indiquant la décision du gouvernement Nord-irlandais de faire tomber les murs de Belfast d’ici 2023. En savoir plus

Le contenu du projet

Soutenir cette décision du gouvernement Nord-irlandais en collectant des fonds et vos signatures de soutien dans les pays de la Communauté Européenne.

La finalité du projet

Transmettre cette collecte (fonds et signatures) le 9 novembre 2017 à Belfast pour encourager des initiatives, des rencontres en rapport avec cette décision.

Ils soutiennent le projet !

Ce n’est pas lE MONTANT DU DON qui importe mais le nombre d’hommes et de femmes qui s’impliquent dans un tel projet. “Nous ne coalisons pas des États, nous rapprochons les hommes” – Jean Monnet
Thomas Klawitter – Organisateur de “un €uro contre un mur”

 

Témoignage personnel    Qui suis-je ?

 

1 €uro contre un mur,
c’est une initiative personnelle en tant que citoyen européen engagé

 

1 €uro contre un mur,
c’est la volonté de soutenir un projet qui me tient à cœur, favorisant le rapprochement entre les hommes

 

1 €uro contre un mur,
c’est permettre à chaque personne de contribuer facilement au projet

Ce qu’ils disent
de cette initiative

Un € contre un mur
Superbe initiative..
19/01/2014

BELFAST, LES MURS DE LA PAIX

Les murs de la paix désignent une série de barrières de séparation construites pour la plupart à Belfast en Irlande du nord pour séparer les quartiers catholiques des quartiers protestants de la ville. Leur objectif est de limiter ainsi les violences entre ces deux communautés. La longueur de ces portions de mur varie de quelques centaines de mètres à plus de 5 km (3 miles). On recense aujourd’hui 99 murs de la paix.

Les premiers murs de la paix ont été construits en juillet 1972, par les forces de l’ordre, afin de remplacer les « barricades » élevées trois ans plus tôt par la population des « Interfaces », les quartiers mixtes habités par autant de catholiques que de protestants, destinées à se protéger des affrontements entre les deux communautés.

Initialement édifiés avec de simple tôles et des fils barbelés, car destiné ne rester en place que six mois seulement, ces murs sont finalement devenus des constructions permanentes en raison de leur efficacité. Au fil des années, ils sont devenus plus longs, plus épais, et surtout plus nombreux. Leur démolition est prévue d’ici 2023 après que, le 9 mai 2013, le gouvernement nord-irlandais s’est engagé à les détruire d’ici dix ans.

Mon enfance face au mur de Berlin

Né pendant le blocus de Berlin en 1948, j’ai reçu mon premier argent de poche en 1956 à l’âge de 8 ans par notre cordonnier hongrois qui avait fuit l’oppression à Budapest pour Berlin-Ouest et pour lequel je faisais ses courses chez le boulanger car il ne parlait que peu l’allemand et cherchait toujours le mot juste. Et arriva le 13 Août 1961 et le mur de Berlin. Puis dans notre angoisse de ce dimanche matin l’arrivée de notre tante Berta, ayant couru quelques minutes auparavant de l’est à l’ouest – car il y avait encore peu de barbelés sur la route – laissant tout derrière elle sauf son sac à mains avec sa pièce d’identité.

En Octobre 1961 c’est le face à face des superpuissances au Checkpoint Charly et mon chemin d’écolier passe pendant quelques jours en partie le long des tanks américains qui attendent « au cas où…. ». Et aussi  – quelques mois après la fin du « Printemps de Prague » en 1968  – cette jeune fille tchèque rentrant finalement chez elle et dont j’ai porté les valises jusqu’au fameux « Checkpoint Charlie « .Je la voie toujours disparaître derrière ce mur de soldats. Elle pesait environ 50 kg – ses valises (nous les avons vraiment pesées!) 70kg.

Mais mon Europe à moi c’est aussi le 9 novembre 1989 et les coups de téléphone de ma belle famille française et des gens de mon village drômois se réjouissant de la chute du mur. Plus qu’un m’a serré dans ses bras en pleine rue les jours suivants.

J’OSE ME LANCER EN ESPÉRANT QUE LE 9 NOVEMBRE PROCHAIN, 28 ANS JOUR POUR JOUR APRÈS LA CHUTE DU MUR DE BERLIN, JE NE SERAIS PAS SEUL !

Si votre nombre est élevé cela me donnera la réplique du frisson que j’ai ressenti lors de l’épreuve écrite d’allemand au bac : Christian Morgenstern « Il n’y a qu’un seul progrès, c’est celui dans l’amour ». Quand au milieu de l’épreuve le prof voulait savoir qui avait choisi ce thème mon bras était le seul à se lever dans la salle.